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Nous
arrivons enfin au Mali par Niorro du Sahel puis arrivons à
Didieni par des pistes plus ou moins difficiles. Nous retrouvons
les odeurs parfois fortes, la poussière, le soleil et les
couleurs de l’Afrique noire.
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Finalement
nous sommes emmenés par Kéléké, Griot,
connaisseur des bois, dans son petit village de brousse, à
Barakolombougou. Sacré village ! Assez typique. Chacun
son métier, chacun sa tâche. La force des femmes,
la sérénité et la gaieté des vieux
nous impressionnent.
Durant ces quelques jours, nous prenons le temps de se présenter,
d’échanger les différences de nos cultures.
Nous les écoutons, nous les observons et doucement nous apprenons
le Bambara (une de langues au Mali). Echanges de mains, photos,
dessins, de la musique et des chants, et voilà que nous dansons
ensemble.
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Par la suite, on rencontre un
berger ; Yero
que l’on accompagne dans son campement de Peuls. Pendant
plusieurs jours on vit avec eux et on apprend énormément
sur leur façon de vivre ; grâce au talent d’acteur
de Yero, on apprend très vite beaucoup de mots en Fufulldé
(langue des peuls), ce qui nous permet de communiquer un peu mieux.
Ils sont donc en brousse dans des champs cultivés par les
Bambaras, ils n’ont pas de village.
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Dans
les champs quelques Soudous (igloo de paille et tiges de mil) assez
écartés les uns des autres. De gros troupeaux aussi,
de bœufs, vaches et quelques chèvres, ils passent donc
leur temps à s’en occuper, à les emmener d’un
coin à un autre de la brousse…. Un
pays mais plusieurs peuples et autant de langues, le désert,
la brousse… ; et sa misère. Tous se valent,
chacun attend l’eau. Chacun espère continuer toujours
un peu mieux, d’autres espèrent changer leur vie ;
changer de vie.
Après
maints échanges et rencontres extraordinaires, nous parlons
un peu plus le ou les dialectes du pays : on se sent un peu Malien
mais il est temps d'avancer nous quittons le pays, pour le Burkina...
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