| |
Nous
faisons notre entrée au pays sur le chemin des chercheurs
d’or, au nord du Burkina. C’est le temps du poulet égorgé
et de nos premières baignades…. Et une nouvelle langue
à apprendre ! Le More, la langue des Mossi. Mélange
de plusieurs dialectes accompagnés d’autant de calebasses
de Dollo (bière de mil), et voilà que l’on se
comprend un peu.
|
A travers nos «escapades
broussiennes» , nous faisons de sacrées rencontres
! nous suivrons d’ailleurs pendant un temps des sculpteurs
et forgerons afin d’apprécier leur travail. Ainsi mêlés
à eux, et donc à leur vie de tous les jours, nous
avons pu apercevoir leur utilisation de la magie et des masques.
|
Il
est clair qu’au fil du voyage, nous faisons face à
une sorte de violence ; «la violence intérieure».
Celle de la pauvreté, accompagnée de la force, la
force de rire, la force de survivre.
Survivre ! Mais pourquoi ? Petit à petit, on essaie de les
suivre, de les comprendre… Alors c’est à notre
échelle que nous faisons ce que nous pouvons pour les aider
et les accompagner. Parfois il n’y a d’échanges
que par le sourire, quelques gestes et c’est la pièce
de théâtre ! Cela suffit pour mélanger nos différences.
|
Terre
des hommes et terres des animaux. Là où le soleil
brûle, où les fourmis sont géantes et les oiseaux
de toutes les couleurs chantent et dansent… Mama Africa, à
la fois si simple et si dure. Elle révèle, elle tourmente,
Elle donne faim et soif. Elle nous révèle un peu de
vérité sur les hommes ; leur volonté, leur
espoir et leur désespoir…
|
|